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Les centres pénitenciers, des déserts médicaux pas comme les autres ? Une expérimentation de téléophtamologie aidée par la robotique
Lors de la Journée nationale de la téléophtalmologie, qui s'est tenue le 13 septembre 2024 à Rennes, Dr Paul Villain, ophtalmologiste au CHU de Rennes, a présenté une expérimentation inédite menée en milieu carcéral. Il a mis en lumière les défis sanitaires majeurs auxquels sont confrontés les détenus, une population souvent éloignée des soins spécialisés. Alors que les délais d'attente peuvent atteindre sept mois en prison, le Dr Villain a démontré comment l'usage de la téléexpertise aidée par la robotique permet de transformer ces « déserts médicaux pas comme les autres » en offrant un accès plus rapide, équitable et sécurisé à la santé visuelle. Un constat alarmant Le constat est alarmant : en 2023, le délai d’attente pour une consultation ophtalmologique au centre pénitentiaire pour hommes de Rennes était d’environ sept mois, alors que les consultations avec un opticien ne prenaient que six semaines. Ce manque d’accès à des soins appropriés a été le catalyseur de l’initiative de téléexpertise, qui vise à améliorer le dépistage visuel au sein de cette population particulièrement vulnérable. Le Dr Villain a souligné que : "La prison est souvent le premier contact avec le système de santé", renforçant l’importance d’offrir des soins adéquats à des détenus qui, pour beaucoup, n’ont jamais eu accès à des soins spécialisés auparavant. L’expérience s’est déroulée dans un centre pénitentiaire accueillant 690 détenus, où le Dr Villain, en collaboration avec le Dr Soethoudt et sous la coordination du Dr Petiau, Médecin du centre pénitentiaire, a mis en place un protocole de téléexpertise. Le processus repose sur l’utilisation d’appareils semi-automatisés, tels que le VX650, permettant d’effectuer des examens ophtalmologiques sans la présence d’un ophtalmologiste à chaque étape. Le personnel paramédical, bien que non spécialisé en ophtalmologie, a été formé pendant une demi-journée pour manipuler ces appareils. Cette approche a permis de déléguer une partie des responsabilités tout en maintenant un haut niveau de qualité dans les soins prodigués. Pratiques médicales et modalités de coopération La prise en charge commence par un interrogatoire structuré, où le personnel paramédical remplit une fiche patient. La correction optique, souvent perdue ou endommagée lors de l’incarcération, est mesurée à l’aide d’un frontofocomètre. Suivent des examens d’acuité visuelle et d’autres évaluations, permettant ainsi de dresser un bilan complet de la santé visuelle du patient. Les résultats sont ensuite compilés pour réaliser des téléexpertises, permettant de diagnostiquer des conditions telles que des neuropathies optiques toxiques, souvent en lien avec les consommations de substances toxiques de cette population, ainsi que des cas de cataracte et de rétinopathie diabétique. Avec 96 patients inclus dans l’étude, dont la moyenne d’âge était de 41 ans, les résultats ont été prometteurs. Dans 71 % des cas, les consultations concernaient des renouvellements de correction optique. Le Dr Villain a précisé que "78 téléexpertises ont été validées, représentant environ 81 % des examens réalisés", ce qui montre l’efficacité du système mis en place. De plus, dans 64 % des cas, les examens ont été validés sans nécessiter de consultation physique, illustrant ainsi le potentiel de la téléexpertise à réduire les délais d’attente et à optimiser les ressources. Cependant, certains cas ont nécessité des consultations en présentiel, ce qui a mis en évidence des limites dans le système, notamment des erreurs de réfraction subjective ou des examens non interprétables. Le Dr Villain a noté l’importance de la formation continue pour le personnel paramédical afin de garantir la précision des examens. "La difficulté à définir un examen comme interprétable par le personnel paramédical induit la nécessité d’une formation continue entre le délégant et le délégué", a-t-il souligné, insistant sur la nécessité d’un soutien constant dans la mise en oeuvre de ces protocoles. Une des forces de cette initiative réside également dans la collaboration interprofessionnelle. L’intégration des infirmiers diplômés d’État au sein des unités sanitaires de médecine pénitentiaire dans les protocoles de téléophtalmologie permet une meilleure réactivité et une mise en oeuvre plus rapide des pratiques. Cette coopération est essentielle pour assurer un suivi de qualité et garantir que les soins soient adaptés aux besoins des détenus. Des pratiques intéressantes à généraliser… mais un modèle économique difficile à trouver Le Dr Villain a conclu en exprimant sa vision pour l’avenir de la téléophtalmologie en milieu pénitentiaire. Selon lui, il est crucial de généraliser ces pratiques à d’autres établissements pénitentiaires, tout en respectant les bonnes pratiques médicales. Il a également insisté sur la nécessité d’établir un modèle économique durable, mentionnant que "la pérennisation de ces initiatives dépend de la possibilité de faire tourner les équipements entre les différents centres pénitentiaires", afin d’optimiser les ressources et d’assurer un accès continu aux soins. En somme, l’expérience de téléophtalmologie au sein des prisons illustre une avancée significative dans l’accès aux soins pour une population souvent laissée pour compte. En alliant technologie, formation et collaboration entre les acteurs de santé, cette initiative ouvre la voie à des soins ophtalmologiques améliorés en milieu carcéral. Les résultats préliminaires sont encourageants, mais ils soulignent également la nécessité d’une volonté politique et de soutiens économiques pour pérenniser ces organisations qui permettent un accès plus équitable aux soins en prison.

Avenir de l'IA au service du dépistage en santé visuelle : une réflexion collective et un livre blanc visant à éclairer les acteurs du domaine
Le dépistage en santé visuel nécessite une organisation et une mobilisation des professionnels souvent difficile à mettre en œuvre au regard des enjeux de santé publique et des besoins importants. Pour optimiser les parcours de dépistage et d’accès aux soins, l'intégration des outils émergents d'Intelligence Artificielle (IA) offre un potentiel intéressant à explorer, tout en suscitant des interrogations et débats au sein de l’écosystème de la santé visuelle. Le Think Tank Téléophtalmologie initie une réflexion collective qui aboutira à la production d'un Livre Blanc stratégique sur ce thème. L'objectif central de cette démarche est de questionner, sans parti pris, la place que ces technologies occupent actuellement dans le dépistage et le rôle qu’elles pourraient jouer à l’avenir. Il s'agira en effet d'examiner le potentiel d'amélioration du dépistage et de l'accès aux soins offert par l’IA, tout en identifiant avec rigueur les obstacles – qu'ils soient d'ordre éthique, réglementaire, déontologique, économique ou organisationnel. Ce travail cherchera par exemple à répondre à ces questions utiles pour éclairer le débat actuel : Comment ces outils peuvent-ils concrètement être mobilisés pour la détection précoce (notamment des pathologies rétiniennes) ? Que nous apprennent les retours d’expérience en France et à l’étranger ? Quels impacts peut avoir l’IA sur l’organisation du dépistage en santé visuelle, sur les rôles des professionnels impliqués ? Quelles sont les limites de ces technologies ? Quels sont les critères de qualité et de fiabilité indispensables à prendre en compte ? Quels modèles économiques et organisationnels seraient nécessaires pour une intégration utile et durable de l'IA dans les pratiques de dépistage existantes ? L'ambition de cette action collective est de créer un socle commun de connaissances, d'identifier des lignes de consensus fortes, et de formuler des propositions concrètes. A terme, le livre blanc permettra de disposer d’une base de réflexion solide et argumentée sur ce sujet, pouvant éclairer les professionnels, les patients et les institutionnels. Des projets expérimentaux ou de futures collaborations opérationnelles pourraient également découler de ce travail. Pour aboutir à une vision nuancée et solidement argumentée, la richesse du Livre Blanc reposera sur la diversité des témoignages recueillis et des expertises mobilisées. Un groupe de travail a été constitué et peut intégrer de nouveaux profils experts et partenaires : associations engagées dans le dépistage en santé visuelle, ophtalmologistes hospitaliers et libéraux, autres médecins concernés par les parcours de soin en santé visuelle (diabétologues, médecins généralistes,...), orthoptistes, opticiens, entreprises, experts de l’IA, chercheurs, acteurs médico-sociaux... En participant à ce projet, vous aurez l’opportunité de contribuer à une réflexion collective pluridisciplinaire sur l’avenir de la santé visuelle, d’influencer les pratiques de demain et de bénéficier d’une visibilité dans un document de référence. ▶️ Vous souhaitez prendre part à cette réflexion structurante et apporter votre expertise pour éclairer l'avenir du dépistage visuel ? Contactez Cécile Rostin pour échanger sur les modalités de votre contribution : Email : cecile.rostin@catel.pro

Les stratégies numériques nationales pouvant avoir un impact sur la e-santé visuelle (atelier) Mon Espace Santé : quels usages, quels services ?
Jean-Marc Chevilley, Directeur de projets Délégation au Numérique en Santé (DNS) - Ministère de la Santé et de la Prévention est intervenu à deux reprises lors de la première Journée nationale de Téléophtalmologie, pour présenter les stratégies du numérique en santé portées par la Délégation au Numérique en Santé, dont le déploiement de Mon Espace Santé. Deux interventions qui ont positionné ces innovations dans le contexte de la santé visuelle, au service des patients et des professionnels de santé. La Stratégie du Numérique en Santé, une voie de modernisation du système de santé Le développement de Mon Espace Santé s’inscrit dans la Feuille de route du Numérique en Santé, qui vise à moderniser le système de santé en France. Élaborée pour la période 2019-2022, cette stratégie nationale repose sur quatre axes principaux, comprenant 18 priorités et 65 objectifs, avec l’ambition de rendre les systèmes de santé plus connectés, efficaces et accessibles à tous. Jean-Marc Chevilley a rappelé que l’un des objectifs principaux de cette stratégie est de faciliter l’échange sécurisé de données entre professionnels de santé et patients. L’État s’est engagé à massifier ces outils, en passant d’un modèle où le patient devait demander un dossier médical à un modèle où chaque citoyen en possède un par défaut. " Nous avons tous un dossier aux impôts, mais en démocratie, on peut s’opposer à avoir un dossier médical" , a-t-il expliqué pour illustrer ce changement de paradigme. Accès à la Stratégie du Numérique en Santé 2023-2027 Mon Espace Santé : un outil au coeur de l’Innovation Mon Espace Santé, décrit comme le "carnet de santé numérique du citoyen", est rapidement devenu une pierre angulaire dans cette stratégie. Le service, lancé il y a seulement deux ans, concerne déjà une grande partie de la population : 98% des Français disposent aujourd’hui d’un espace. Ce taux de participation témoigne de l’intérêt croissant pour cet outil, qui simplifie le suivi médical à travers un accès sécurisé aux documents, un agenda médical, une messagerie sécurisée et un catalogue d’applications. Jean-Marc Chevilley a salué les avancées rapides du projet, mentionnant que plus de 300 millions de documents de santé ont déjà été intégrés dans la plateforme, avec l’objectif d’atteindre les 500 millions à court terme. " Nous sommes à un niveau de massification qui est vertueux. Aujourd’hui, les demandes affluent et la courbe montre une nette accélération ", a-t-il affirmé. Une réponse aux besoins spécifiques en santé visuelle ? Dans le domaine de la santé visuelle, Mon Espace Santé peut être un levier puissant pour améliorer la coordination et le suivi des patients. Les usages possibles en santé visuelle sont bien entendu multiples, entre les professionnels de santé et avec les patients : par exemple pour faciliter et fluidifier les échanges en dématérialisant les documents, tout particulièrement en téléophtalmologie, pour permettre au patient de disposer de l’ensemble de ses documents à tout moment et en tout lieu, pour faciliter le retrait des lunettes avec l’ordonnance électronique,... Jean-Marc Chevilley a mis en avant quelques exemples concrets, notamment pour les usages de téléophtalmologie, où l’échange d’informations à distance est crucial. " Lorsqu’un professionnel de santé se trouve à Mayotte, par exemple, et que l’effecteur est à distance, Mon Espace Santé va faciliter la transmission des documents et des informations médicales ", a-t-il expliqué. En ophtalmologie, les praticiens pourraient y retrouver des actes de téléophtalmologie ou des données telles que les réfractométries réalisées par les opticiens. Cela permettrait aux ophtalmologistes de disposer de toutes les informations nécessaires pour prendre des décisions éclairées, notamment lorsqu’un patient se présente avec des lunettes cassées ou pour une chirurgie de la cataracte. Jean-Marc Chevilley a suggéré par exemple l’intérêt d’avoir accès par ce biais à l’historique des implants oculaires et aux données de chirurgies réfractives pour éviter des erreurs dans le suivi post-opératoire. " Avoir ce type d’informations dans le dossier médical partagé permet d’éviter de s erreurs coûteuses, surtout pour les patients âgés ou ceux ayant subi des chirurgies complexes", a-t-il ajouté, soulignant que cet accès rapide et sécurisé aux informations améliore considérablement la qualité des soins. Mon Espace Santé peut s’avérer précieux par exemple pour les chirurgiens de la cataracte, qui ont besoin d’accéder à des informations très précises sur les implants ou les résultats d’examens antérieurs. Jean-Marc Chevilley a souligné que la plateforme permettrait par exemple aux patients de stocker des informations telles que leurs cartes d’implants, souvent oubliées lors des consultations. " En chirurgie réfractive, il est essentiel de connaître les données sur les implants oculaires ou les interventions antérieures. Mon Espace Santé permet aux patients de conserver ces informations critiques en toute sécurité, et de les rendre accessibles à tout moment ", a-t-il précisé. Retrouver le diaporama accessible ici En matière de téléophtalmologie, Mon Espace Santé permet également aux opticiens, ophtalmologistes et orthoptistes de partager des documents et des résultats à distance avec une sécurité accrue. " Lorsqu’un professionnel de santé travaille à distance, l’utilisation de Mon Espace Santé peut faciliter la coordination entre les différents acteurs ", a affirmé Chevilley. En effet, l’accès à ces informations devrait rendre caduque l’utilisation de canaux non sécurisés comme WhatsApp et permettre de garantir à la fois la souveraineté et la sécurité des données médicales. Jean-Marc Chevilley a encouragé les professionnels à tirer parti de ces fonctionnalités : " Vous pouvez y retrouver les actes de téléophtalmologie, et c’est un gain de temps considérable pour le suivi des patients. " Simplifier l’accès à ces outils Jean-Marc Chevilley a reconnu que bien que les avantages de Mon Espace Santé soient évidents, certains professionnels peuvent encore trouver la multiplicité des outils numériques intimidante. Pour répondre à ce défi, il a expliqué que des efforts sont en cours pour rendre les solutions plus interopérables et faciles d’accès, notamment par la mise en place d’un catalogue d’applications spécialisées accessible aux professionnels de santé. " Il est essentiel de simplifier l’accès à ces outils pour que les professionnels puissent choisir les applications qui leur conviennent le mieux, sans être submergés par la diversité des solutions disponibles ", a-t-il conclu.

La e-santé dans le parcours de soins visuels territorial : compétences, modalités de coopération, organisation pratique
Le contexte et les enjeux de la téléophtalmologie ont été mis en lumière lors de la 1ère Journée nationale de Téléophtalmologie. À cette occasion, les travaux et les éléments présentés par Elsa Nusset, orthoptiste, vice-présidente de l’URPS orthoptistes Occitanie et référente régionale DP2O dépistage visuel scolaire, ont retenu une attention particulière. Son intervention a non seulement offert un aperçu précieux des avancées et des défis de cette discipline en pleine expansion, mais a également illustré de manière concrète, à travers le Protocole Muraine, comment la coopération interprofessionnelle et la télémédecine peuvent efficacement répondre à l'enjeu de l'accès aux soins ophtalmologiques en France. L’orthoptiste libéral dans le cadre du protocole Muraine : retour d’expérience Elsa Nusset a partagé son retour d’expérience sur le protocole Muraine . Ce dispositif, qui structure une coopération entre ophtalmologistes et orthoptistes, est une réponse innovante à la crise de l’accès aux soins visuels en France. Il s’intègre dans un modèle de télémédecine qui vise à améliorer la prise en charge des patients tout en libérant du temps pour les ophtalmologistes. Le protocole Muraine : structure et efficacité du parcours de soins Depuis sa création en 2018 et sa généralisation en mars 2021, le protocole Muraine permet aux orthoptistes de réaliser des bilans visuels complets . Concrètement, l’orthoptiste effectue plusieurs examens : anamnèse, mesure de l’acuité visuelle, réfraction objective et subjective, tension oculaire, rétinographie, et bilan orthoptique. Ces données sont ensuite transmises de manière sécurisée à un ophtalmologiste via une plateforme de télémédecine , qui analyse les résultats dans un délai de huit jours et délivre une ordonnance si nécessaire. Ce protocole, ouvert aux patients de 6 à 49 ans , s’adresse à ceux qui ne présentent pas de pathologies oculaires graves, d’affections aiguës ou de baisses d’acuité visuelle importantes. Les critères d’inclusion et d’exclusion sont strictement définis, assurant ainsi un cadre sécurisé pour les patients. Elsa Nusset a également précisé que "l’orthoptiste et l’ophtalmologiste travaillent en étroite collaboration, avec une répartition des honoraires ( 28 euros ) à 60 % pour l’orthoptiste au minimum et 40 % au maximum pour l’ophtalmologiste ". La prise en charge est intégralement assurée par la Sécurité sociale, avec tiers payant obligatoire et sans dépassement d’honoraires. Des résultats positifs et des patients satisfaits Le retour d’expérience du RNM du cabinet d’Elsa Nusset est particulièrement révélateur de l’efficacité de ce protocole. En 2023, elle a analysé 1 491 dossiers de patients de son cabinet, dont 46 % étaient âgés de 16 à 39 ans , la tranche d’âge la plus représentée. Sur cet échantillon, 5 % des dossiers ont révélé des anomalies oculaires , permettant ainsi une prise en charge précoce des pathologies. Ces anomalies incluent principalement des risques de tension oculaire ( 50 % des cas ), des lésions rétiniennes, ainsi que des risques de lésions cornéenne. "Cette collaboration avec les ophtalmologistes permet de détecter des pathologies de gravité moyenne dans 65 % des cas . Cela démontre l’importance de ce protocole pour la santé visuelle des patients", a-t-elle précisé. Les patients bénéficiaires du protocole Muraine se sont montrés très satisfaits. Une enquête a révélé un taux de satisfaction de 96 % , avec une note moyenne de 4,5 sur 5 . Pour Elsa Nusset, cela illustre "la confiance des patients dans ce système, qui garantit un accès rapide aux soins et une prise en charge sous supervision médicale". Les "trois O" : une coopération interprofessionnelle au service du patient L’intervention d’Elsa Nusset a souligné l’importance du travail conjoint entre ophtalmologistes, orthoptistes et opticiens , un modèle baptisé " les trois O ". Cette coopération permet d’offrir une meilleure fluidité des soins. Nous retrouvons également pour certaines catégories de patients, un accès direct chez l’orthoptiste comme pour les enfants de 9 à 15 mois et de 30 mois à 5 ans peuvent bénéficier d’un dépistage visuel et de l’amblyopie en accès direct chez un orthoptiste, et ceux de 16 à 42 ans peuvent bénéficier d’une primo-prescription sous certaines conditions. "Il est essentiel de comprendre cette vue d’ensemble pour saisir l’importance de cette coopération dans le parcours de soins visuels", a déclaré Elsa Nusset. Le cadre légal : des évolutions et un passage dans le droit commun attendus… Le protocole Muraine reste, cependant, en phase expérimentale , contrairement au protocole RNO protocole de renouvellement de lunettes du Dr Rottier qui, lui, a déjà été intégré dans le droit commun. Elsa Nusset a exprimé le souhait de voir le protocole Muraine suivre la même voie : "Nous attendons tous que le protocole rénové soit validé par la DGOS pour être intégré au droit commun et permettre une prise en charge encore plus large, notamment avec l’allongement de la tranche d’âge jusqu’à 65 ans ". La version rénovée, actuellement bloquée à la DGOS, prévoit d’étendre les critères d’inclusion, en intégrant des examens supplémentaires comme la pachymétrie , et en autorisant la prise en charge de patients jusqu’à 65 ans . "Si cette extension est validée, cela nous permettra de dépister encore plus de patients et de renforcer la prévention des pathologies oculaires", a affirmé Elsa Nusset. Au final, comme l’a conclu Elsa Nusset : " La télémédecine, quand elle est bien encadrée et appliquée avec rigueur, offre des perspectives immenses pour la santé visuelle des patients. Il est donc temps que le protocole Muraine rénové soit validé afin de déployer tout son potentiel " ! Pour découvrir son diaporama, flashez ce QR code :

L’Intelligence Artificielle en téléophtalmologie : une pratique actuelle ? un potentiel pour demain ?
Dr Gualino en vidéo lors de 1ère Journée nationale de Téléophtalmologie Au travers d'une démonstration vidéo, présentée lors de la 1ère Journée nationale de Téléophtalmologie, Dr Gualino a partagé son retour d’expérience et sa vision de l’Intelligence artificielle, outil déjà bien intégré au sein de son équipe de la Clinique Honoré Cave à Montauban. L’un des usages majeurs décrit concerne le dépistage semi-automatisé des pathologies oculaires via des protocoles RNO. Grâce à une IA (OphtAI), les orthoptistes peuvent envoyer des images de rétine prises lors d’examens, et l’IA produit une analyse des clichés et un rapport en quelques minutes. Dans son service, le Dr Gualino évalue que 300 et 400 photos de rétine par semaine sont interprétés avec l’aide de l’IA, permettant une prise en charge rapide et efficace tout en sécurisant les diagnostics. Une innovation qui renforce l’expertise humaine La collaboration entre l’IA et les professionnels de santé n’est pas seulement un gain de temps, mais également une sécurité accrue pour le patient : " Cela nous permet de sécuriser nos diagnostics tout en traitant un volume important de données ", précise-t-il. Par exemple, l’IA peut détecter des signes de glaucome ou des anomalies chez des patients jeunes, comme ce fut le cas pour un patient de 41 ans cité en exemple, présentant des drusen dominants. La complémentarité homme / IA est aussi intéressante dans les cas complexes et/ou rares, d’autant qu’elle permet d’ identifier des anomalies subtiles dans des contextes où l’œil humain pourrait manquer ces détails . Pour l’illustrer, il cite le cas d’une jeune fille de 12 ans, présentant de petites taches blanches au fond de l’œil, qui auraient pu passer inaperçues lors d’un examen rapide. L’IA utilisée dans ce contexte a détecté ces anomalies et a immédiatement alerté l’équipe en classant le dossier comme "rouge", indiquant un risque potentiel. Après analyse, il s’est avéré que ces tâches étaient liées à la maladie de Stargardt, pathologie héréditaire rare qui provoque une dégénérescence de la rétine, principalement chez les enfants et les jeunes adultes. Le Dr Vincent Gualino a également mentionné que l’IA peut aider “à améliorer la précision thérapeutique et à ajuster le traitement en fonction des signes objectifs” . Il a évoqué sur ce sujet la solution RetInSight, une autre IA capable de mesurer avec une grande précision des signes exsudatifs sur des images d’OCT (tomographie par cohérence optique), et le cas d’une patiente sous injection d’anti-VEGF, pour laquelle l’IA a détecté des signes de rechute très subtils, permettant de réajuster le protocole de traitement . Optimisation administrative et gain de temps Outre les apports en termes de diagnostic, l’IA offre un soutien précieux dans la gestion administrative. Une application comme Lifen, déjà utilisée dans des établissements tels que le CHU de Rennes, permet d’ envoyer de manière sécurisée des documents médicaux tels que des ordonnances via un simple clic, en respectant les exigences RGPD . " Cela nous évite les lourdeurs administratives et alimente automatiquement le dossier médical du patient ", explique-t-il. Ce type d’automatisation, qui s’étend jusqu’à l’intégration des données dans le Dossier Médical Partagé (DMP), devient incontournable dans une organisation où la réactivité et la traçabilité sont primordiales. Un futur prometteur, mais sous contrôle humain Pour conclure son intervention, Dr Vincent Gualino a utilisé une métaphore pour rappeler les limites de l’intelligence artificielle face à la complexité du cerveau humain. Avec 85 milliards de neurones et des connexions d’une densité incroyable, notre cerveau reste largement supérieur aux calculateurs actuels, même les plus puissants. " Notre cerveau pèse 1,4 kg et consomme seulement 20 watts, alors que même les superordinateurs sont un million de fois moins performants ", a-t-il souligné. L’IA ne remplacera jamais la capacité unique du cerveau humain, et le contrôle humain reste primordial. Mais elle peut efficacement prendre en charge des tâches répétitives ou à faible valeur ajoutée . Dr Gualino a donc insisté sur la nécessité de voir l’IA comme un outil complémentaire, rappelant que "ce n’est pas de la science-fiction, il y a beaucoup de choses que l’IA ne fera jamais". Le potentiel de l'IA sujet soulève bien entendu de nombreuses questions au sein de l'écosystème de la santé visuelle. A l'instar des travaux menés en 2025 par Catel sur les impacts de l'IA dans le domaine de l'imagerie médicale, Catel a proposé au Think Tank Téléophtalmologie de consacrer une partie de son plan d'action 2025-2026 à la production d'un Livre Blanc collectif sur les enjeux et les opportunités de l'intelligence artificielle appliquée à la santé visuelle. Un cas d'usage concret pourrait servir de base de travail, comme le dépistage en santé visuelle. Les professionnels intéressés pour partager leurs retours d'expérience et approfondir ce sujet au sein d'un groupe d'experts pluridiscipinaires sont invités à contacter l'équipe du Catel ( contact@catel.pro ).

Ophtamaine : une réponse innovante aux déserts médicaux en ophtalmologie
Dr Renaud Laballe a présenté Ophtamaine lors de la 1ère Journée Nationale de la Téléophtalmologie, le 13 septembre 2024 à Rennes. Face à la pénurie de professionnels de santé et au défi de l'accès aux soins visuels, notamment dans les zones rurales, Ophtamaine, cofondée en 2018 par le Dr Renaud Laballe, a mis en place un modèle pionnier : les Postes Avancés en Ophtalmologie (PAO). Cette initiative vise à garantir un suivi ophtalmologique de qualité et de proximité, en optimisant les ressources existantes et en redéfinissant les pratiques. Dr Renaud Laballe a présenté Ophtamaine lors de la 1ère Journée Nationale de la Téléophtalmologie, le 13 septembre 2024 à Rennes. Un réseau de soins innovant et proximité optimisée Dr. Laballe a souligné que les PAO, au nombre de cinq aujourd’hui, représentent un nouveau modèle d’organisation médicale. Ils permettent de répondre aux besoins croissants en matière de dépistage et de suivi visuel, tout en maintenant une haute qualité des soins. "Le vieillissement de la population et le manque d’ophtalmologues ont nécessité la création de ces structures décentralisées, afin de garantir un suivi continu et accessible", a-t-il expliqué. Chaque PAO est structuré autour d’un orthoptiste, présent quotidiennement, et formé à des protocoles de délégation de tâches sous la supervision d’un ophtalmologue référent. Ce dernier se rend dans le centre au moins une fois par semaine, et intervient en télé-expertise, garantissant ainsi une prise en charge rapide et efficace des patients. Le rôle central de la coopération interprofessionnelle L’un des éléments clés du succès de ce modèle réside dans la coopération entre ophtalmologues et orthoptistes. Chaque orthoptiste est formé de façon continue, que ce soit pour des tâches techniques comme la prise de rétinophotos ou l’analyse de segments antérieurs avec lampe à fente. Ces compétences permettent une prise en charge initiale complète, avec un transfert rapide des informations à l’ophtalmologue pour validation et intervention en cas d’anomalie. "L’orthoptiste est en première ligne, mais il n’est jamais seul. Il sait qu’il peut compter sur le soutien constant de l’ophtalmologue, ce qui est particulièrement rassurant pour eux", a précisé Dr. Laballe. Ce modèle repose sur une collaboration fluide entre différents professionnels de la santé, mais aussi sur un réseau de soins locaux bien établi. En effet, les PAO bénéficient d’une étroite collaboration avec les opticiens et orthoptistes libéraux, facilitant ainsi le suivi des patients. Cette coordination est essentielle pour garantir une continuité des soins dans des zones où les infrastructures sont limitées. Défis et perspectives de développement Bien que le succès des PAO soit indéniable, le Dr Laballe a également évoqué certaines limites à leur développement. L'une des principales difficultés réside dans le recrutement d'ophtalmologues prêts à se déplacer dans des zones rurales. De plus, le modèle économique des PAO repose encore en partie sur des actes hors nomenclature, ce qui peut représenter un frein pour les patients à faibles revenus. Le Dr Laballe a insisté sur la nécessité de développer une meilleure reconnaissance de ces actes au sein des systèmes de remboursement, afin de rendre le service accessible à tous. “L’orthoptiste est en première ligne, mais il n’est jamais seul. Il sait qu’il peut compter sur le soutien constant de l’ophtalmologue, ce qui est particulièrement rassurant pour eux.” Un suivi de qualité et des résultats probants Les chiffres présentés par Dr. Laballe illustrent l’impact positif de ce modèle : en un an, 2 255 patients ont été vus dans le premier PAO, dont 30 % ont nécessité une reconvocation pour un suivi plus approfondi. "Nous préférons revoir plus de patients plutôt que de laisser des anomalies passer inaperçues", a-t-il précisé. Les pathologies détectées sont variées, allant de la cataracte à des pathologies plus graves comme la DMLA, les glaucomes chroniques ou encore des tumeurs oculaires. Le parcours de soins est optimisé pour garantir une réactivité maximale. Dans un exemple frappant, Dr. Laballe a raconté comment un patient vivant dans une zone isolée, sans suivi visuel depuis cinq ans, a pu bénéficier d’un diagnostic et d’un traitement pour une tumeur oculaire maligne en seulement 10 jours. "C’est l’un des nombreux cas qui démontrent l’importance des PAO pour des patients qui, sans ce modèle, n’auraient jamais eu accès à un tel niveau de soins aussi rapidement", a-t-il souligné. Les enjeux et perspectives de développement Bien que le succès des PAO soit indéniable, le Dr. Laballe a également évoqué certaines limites à leur développement. L’une des principales difficultés réside dans le recrutement d’ophtalmologues prêts à se déplacer dans des zones rurales. "Il faut être prêt à faire cet effort, à quitter la ville et aller vers les patients. Tout le monde n’est pas prêt pour cela", a-t-il constaté. De plus, le modèle économique des PAO repose encore en partie sur des actes hors nomenclature, ce qui peut représenter un frein pour les patients à faibles revenus. Dr. Laballe a insisté sur la nécessité de développer une meilleure reconnaissance de ces actes au sein des systèmes de remboursement, afin de rendre le service accessible à tous. Quant à l’avenir, il est clair que Dr. Laballe voit dans les PAO une solution durable et prometteuse pour les déserts médicaux. "Notre but est de développer ce modèle sur l’ensemble des zones rurales, car il permet de maintenir un haut niveau de qualité de soins tout en optimisant le temps médical", a-t-il conclu. La formation continue des orthoptistes et l’utilisation des dernières technologies en matière de diagnostic ophtalmologique sont également au cœur de cette stratégie. En conclusion, selon Dr Laballe, les PAO sous l’impulsion d’Ophtamaine pourraient monter la voie vers un système de santé visuelle plus accessible, efficient et équitable. Leur développement est une réponse directe aux enjeux de désertification médicale, tout en offrant un cadre de coopération interprofessionnelle et de prise en charge innovante, avec des résultats concrets et mesurables. D'autres cas d'usage et retours d'expériences en téléophtalmologie sont à retrouver dans la synthèse complète de la 1ère journée nationale de téléophtalmologie .

OPHDIAT : 20 ans d'innovation en télémédecine pour le dépistage de la rétinopathie diabétique
Professeur Massin, fondatrice d'OPHDIAT, lors de la première Journée Nationale de la Téléophtalmologie Lancé en 2004, le réseau OPHDIAT a transformé le dépistage de la rétinopathie diabétique en France. Face à la pénurie d'ophtalmologistes, ce modèle pionnier de téléophtalmologie a permis d'assurer un suivi essentiel à des milliers de patients diabétiques, tout en maintenant une exigence de qualité rigoureuse. Vingt ans après sa création, OPHDIAT continue d'innover, notamment grâce à l'intelligence artificielle, pour surmonter les défis persistants et étendre son impact à l'échelle nationale. 2004, naissance d’Ophdiat : une innovation en réponse à un besoin sensible Dès les années 1990, des recommandations de santé publique insistaient sur la nécessité d’un dépistage annuel, pour les patients diabétiques, afin de détecter à temps la rétinopathie diabétique. Pourtant, selon le Pr Massin, moins de 50 % des patients bénéficiaient de ce suivi pour différentes raisons, en particulier de l'insuffisance de ressources humaines , notamment le manque d’ophtalmologistes par rapport au nombre croissant de patients diabétiques. Ce constat a été à l’origine de la mise en place d’un modèle de téléophtalmologie novateur, qui allait non seulement compenser le manque d'accès aux soins spécialisés, mais aussi permettre un dépistage à grande échelle. L’organisation du réseau OPHDIAT Le réseau OPHDIAT s'appuie sur des sites de dépistage installés dans des centres hospitaliers, des centres de santé, et même dans des prisons. Des photographies du fond d’œil des patients sont prises par des infirmières ou des orthoptistes, et envoyées à des ophtalmologistes à distance pour interprétation. Ces images, associées à des données cliniques sommaires, sont ensuite analysées dans une plateforme sécurisée . Les ophtalmologistes, organisés en rotation, se connectent pour examiner les dossiers, évaluer la sévérité de la rétinopathie, et établir des recommandations thérapeutiques. En moins de 48 heures, les résultats sont mis à disposition des sites de dépistage sous forme de rapports PDF, prêts à être communiqués aux patients et à leur médecin traitant. Ce modèle permet d’éviter que la majorité des patients ne soient obligés de consulter physiquement un ophtalmologiste pour ce dépistage. Environ 75 % des patients peuvent rester dans le réseau de télémédecine, tandis que les 25 % nécessitant un suivi ophtalmologique spécifique sont orientés vers une consultation en présentiel, notamment dans les cas de rétinopathie plus avancée ou de clichés non interprétables. Une attention rigoureuse portée à la qualité des pratiques L’une des priorités du Pr Massin, depuis la création du réseau, est la garantie de la qualité à toutes les étapes du processus de dépistage. Elle a mis en place un système de contrôle régulier afin de maintenir des standards élevés dans l'interprétation des images et la formation des professionnels impliqués. Les infirmières et orthoptistes reçoivent une formation initiale théorique et pratique , et des contrôles qualité sont réalisés mensuellement pour s’assurer que les taux de clichés non interprétables restent inférieurs à 10 %. Si nécessaire, des formations complémentaires sont dispensées directement sur les sites. En outre, un suivi rigoureux de la performance des ophtalmologistes lecteurs a été instauré : chaque mois 5 % des dossiers sont injectés dans le circuit de lecture et interprétés par un second ophtalmologiste afin de vérifier la concordance des diagnostics. Le taux de concordance doit dépasser 90 %, et les délais d'interprétation des clichés doivent respecter un objectif de 48 heures maximum pour 80 % des dossiers, une exigence que le réseau parvient à respecter. Le tout est supervisé par une équipe resserrée, composée de trois personnes : une coordinatrice administrative, une orthoptiste chargée de la formation, et le Pr Massin elle-même, en tant que directrice scientifique. Des défis, des espoirs… Si OPHDIAT s'est avéré une solution innovante dès 2004 pour améliorer le dépistage de la rétinopathie diabétique, le Pr Massin reste consciente des défis auxquels le réseau doit faire face. Le manque d’ophtalmologistes et la difficulté à recruter de nouveaux lecteurs ralentissent aujourd’hui l’expansion du modèle. En effet, les ophtalmologistes participant au programme sont pour la plupart des acteurs "historiques", impliqués dès le début du projet. Le caractère chronophage de la lecture des clichés, combiné à une faible valorisation économique de l'acte, rend cette tâche moins attrayante pour les nouvelles générations de praticiens. Pour pallier ce problème, le Pr Massin fonde de grands espoirs sur l’intelligence artificielle (IA). Grâce aux milliers de clichés accumulés au fil des ans, un projet d'IA, baptisé OphtAI , a vu le jour. Ce programme, déjà doté d’un marquage CE, pourrait automatiser le dépistage de la rétinopathie diabétique, réduisant ainsi la dépendance aux ophtalmologistes pour les premiers niveaux de diagnostic. Cette automatisation permettrait d’alléger la charge de travail des spécialistes et d'accroître encore la capacité de dépistage du réseau. Les obstacles à une généralisation du modèle Malgré ses succès, le réseau OPHDIAT n’a pas été étendu au-delà de l’Île-de-France de manière significative. Le Pr Massin s'interroge sur les raisons de cette absence de duplication d’un modèle qui fonctionne pourtant bien. Elle plaide pour un élargissement à l’échelle nationale, tout en reconnaissant que certaines barrières organisationnelles et économiques demeurent. Les conditions de remboursement des actes de dépistage, encore trop restrictives, et la complexité des facturations à distance sont autant de freins à la généralisation de ce modèle. En conclusion, Pascale Massin voit dans OPHDIAT non seulement une réussite pionnière , mais aussi un modèle à améliorer et à adapter pour l’avenir de la télémédecine. Elle espère que l’introduction de l’IA et l'amélioration de l'organisation des soins à distance permettront de franchir un nouveau cap, garantissant ainsi un accès plus large et plus rapide au dépistage de la rétinopathie diabétique. Pour elle, l’innovation technologique doit s’accompagner d'une excellence clinique , d’une attention continue à la qualité des pratiques et d’une organisation territoriale solide pour garantir le meilleur soin possible à chaque patient. Retrouvez d'autres cas d'étude inspirants et les avancées de la téléophtalmologie dans la synthèse complète de la 1ère journée nationale de Téléophtalmologie .

Téléophtalmologie & IA : SiVIEW, la brique manquante du parcours visuel
Solution SiviewExam® / ©SiVIEW Dans un contexte de pression croissante sur les soins visuels, l’accès à des examens fiables et rapides devient un enjeu de santé publique. Grâce à l’intelligence artificielle et la télé ophtalmologie, s’ouvre aujourd’hui une nouvelle ère. Acteur central de cette transformation, SiVIEW présentera sa solution innovante au sein du Village Showroom Catel à SantExpo, du 20 au 22 mai 2025 à Paris. SiVIEW, l’examen de vue entre dans l’ère intelligente Adhérente du réseau Catel dédié à l’e-santé, SiVIEW propose la seule solution du marché capable d’automatiser l’examen de vue – le seul des trois actes clés de l’ophtalmologie (réfraction, fond d’œil, PIO) qui restait sans réponse technologique jusqu’ici. Pensée pour s’intégrer dans un parcours fluide et délégable, la solution permet : D’effectuer un examen de vue à distance, en mode guidé ou autonome, De fiabiliser les résultats grâce à la standardisation et la reproductibilité, De générer un rapport structuré pour soutenir la décision médicale. Une réponse concrète aux enjeux du terrain L’examen conventionnel mobilise du temps médical rare : il dépend de la présence d’un expert sur place, ce qui limite fortement l’accès aux soins dans certaines zones. SiView contourne cette contrainte en permettant aux professionnels qualifiés de se connecter à distance aux équipements. L’examen peut ainsi être réalisé par un assistant sur site, guidé par la solution, et vérifié à distance si nécessaire. Résultat : un gain de temps, une couverture étendue, et un premier niveau de diagnostic accessible partout. SiView permet de : · Déléguer une partie du parcours à des assistants, en synchrone ou asynchrone, · Désengorger les consultations d’ophtalmologie, · Étendre la couverture des soins, en particulier dans les zones sous-dotées, · Réduire les délais d’accès à un premier examen, sans compromettre la qualité. Téléophtalmologie : un changement de paradigme L’IA appliquée à l’ophtalmologie ne remplace pas les experts, elle les assiste au travers d'un outil qui améliore la prise en charge. En automatisant la première étape du parcours, SiView structure une réponse scalable aux tensions du système : manque d’ophtalmologistes, difficultés à recruter des experts, inégalités territoriales. IA & ophtalmologie : une dynamique validée par la recherche Des études récentes ont également montré que l'IA peut contribuer à réduire les temps d'attente pour obtenir un rendez-vous en ophtalmologie, en optimisant la gestion des plannings et en permettant un premier tri des patients ( Topol Review (NHS, 2019)) . Par exemple, des recherches ont démontré que l'utilisation de l'IA pour analyser les images rétiniennes permet de détecter précocement certaines pathologies ( Gulshan et al., 2016 — JAMA / Abràmoff et al., 2018 — étude sur le système IDx-DR, première IA approuvée par la FDA pour le diagnostic autonome de la rétinopathie diabétique) , réduisant ainsi le besoin de consultations urgentes . De plus, l'IA permet de personnaliser les traitements, en adaptant les protocoles thérapeutiques aux spécificités de chaque patient . Des articles scientifiques soulignent que cette personnalisation améliore l'efficacité des traitements et réduit les effets secondaires, contribuant ainsi à une meilleure qualité de vie pour les patients . Ces avancées montrent que l'IA ne se substitue pas aux ophtalmologistes mais les assiste, en leur fournissant des outils précieux pour améliorer la prise en charge des patients. Retrouvez SIVIEW sur le Village Showroom Catel SIVIEW sera présent sur le Village Catel du 20 au 22 mai pendant le salon SantExpo (Hall 1) , un espace pensé pour connecter les offreurs de solutions e-santé et les utilisateurs terrain (établissements, territoires, professionnels). L’objectif : favoriser les retours d’expérience , les démonstrations concrètes et les collaborations autour de l’innovation numérique en santé . Envie de rejoindre le Village Catel ? Comme SiVIEW, vous souhaitez exposer votre solution ou partager vos retours d’expérience à SantExpo ? 📩 Contactez Guillaume : guillaume.thepin@catel.pro

Catel s'associe à l'Hôpital National des 15-20 pour l'organisation de la JTLO 2025 : appel à contribution en cours !
La Journée Nationale de la Téléophtalmologie 2025 prendra cette année une envergure nationale, avec la participation active de l'Hôpital National des 15-20 comme co-organisateur principal aux côtés du Catel. Un appel à contributions est en cours, c'est le moment de soumettre vos propositions d'interventions ! La première édition, très réussie, avait été organisée à Rennes en septembre 2024, en partenariat avec l'association IHBRO (Institut de Haute Bretagne de Recherche Ophtalmologique) du CHU de Rennes , et avait réuni 27 exposants et 220 participants et enthousiastes. Voir l'article de compte-rendu et la synthèse de fond produite ! La vocation de cette journée est de permettre des retours d'expériences et débats de fond sur l'apport du numérique et de la e-santé dans la santé visuelle, avec la participation d'un large écosystème concerné et engagé sur ces sujets : professionnels de santé, acteurs médico-sociaux, institutionnels, industriels et représentants de patients. A propos de l'Hôpital des Quinze-Vingts Établissement de référence spécialisé en ophtalmologie, l'Hôpital des Quinze-Vingts a été fondé au XIIIe siècle pour accueillir des aveugles de guerre. Il a évolué au fil des siècles pour devenir un centre hospitalier de pointe dédié aux pathologies oculaires. Aujourd’hui, il regroupe des services de consultation, d’hospitalisation et de recherche, notamment à travers l’Institut de la Vision, qui œuvre pour l’innovation en matière de traitement des maladies visuelles. Grâce à son expertise et à sa notoriété, l’hôpital joue un rôle majeur dans la prise en charge des affections ophtalmologiques en France et à l’international. Le programme est en constitution : participez ! L'événement proposera : des visions d'acteurs institutionnels et d'acteurs de terrain des retours d'expériences de porteurs de projets des informations sur les actualités dans ce domaine des présentations de solutions et outils innovants Les participants pourront évoluer librement entre conférences, visites de stands et ateliers... Sans oublier des moments de networking utiles au développement de projets et au déploiement des usages. Le Conseil Scientifique, coordonné par Catel, devrait prochainement préciser la thématique qui sera abordée pour cette édition, et l'orientation des sessions. Pour proposer une intervention : C'est le moment de répondre à ce formulaire de soumissions de propositions.
Une prochaine réunion du Conseil Scientifique aura lieu début avril pour étudier les propositions reçues. Pour être partenaire exposant : Contactez-nous au 0033 (0)2 97 68 14 03 ou par mail à contact@catel.pro

Tilak Healthcare se mobilise pour faire entrer OdySight® dans le droit commun de la télésurveillance
Après deux ans d’expérimentation concluante, l’application de télésurveillance ophtalmologique OdySight®, développée par Tilak Healthcare, s’apprête à franchir une étape décisive avec son évaluation en vue d’un remboursement par l’Assurance Maladie. La coopérative en e-santé, Catel, soutient cette démarche qui illustre le potentiel de la télésurveillance pour optimiser le suivi des maladies chroniques de la vision. Depuis 2018, Tilak Healthcare déploie son application de télésurveillance ophtalmologique, OdySight®, prescrite par les ophtalmologistes pour le suivi à distance de maladies chroniques de la rétine, telles que la DMLA ou la rétinopathie diabétique. Cette application permet de surveiller à distance l’acuité visuelle des patients grâce à leur smartphone, de façon ludique, rapide et facile à utiliser. Lors de la Journée Nationale de Téléophtalmologie, organisée par Catel en septembre dernier, Dr Mehdi Cherif, ophtalmologiste et membre de la commission télémédecine du SNOF, avait décrit cette innovation comme “une véritable avancée dans l’amélioration de la qualité des soins, tout en réduisant le nombre de consultations en présentiel”. Catel salue les résultats prometteurs de l'expérimentation nationale de cette application qui s’est déroulée sur deux ans et a été soutenue par l'Assurance Maladie dans le cadre d'un programme « Article 51 » OdySight® a démontré son efficacité et son adoption tant par les patients que par les professionnels de santé. Les résultats, analysés par l'agence indépendante IQVIA, révèlent que 71 % des patients sont satisfaits de la solution, 74 % respectent les recommandations de la HAS en réalisant au moins un test par semaine, et 87 % des ophtalmologistes constatent un effet positif sur le suivi de leurs patients. Ces résultats encourageants ont conduit les comités gouvernementaux CTIS et CSIS à émettre un avis favorable à la généralisation d'OdySight®. Actuellement, le dossier de remboursement est en cours d'évaluation auprès de la CNEDIMTS, ouvrant la voie à une prise en charge dans le cadre du droit commun de la télésurveillance. Catel croit au potentiel de cet outil innovant pour améliorer la prise en charge et le suivi des patients souffrants de maladies chroniques de la vision. Nous encourageons Odysight® dans sa démarche et plus largement les sociétés porteuses de solutions innovantes à se saisir des opportunités proposées dans le cadre de la généralisation du droit commun de la télésurveillance, conformément aux procédures d'évaluation et de remboursement en vigueur. Et si on en parlait ? Pour suivre nos publications, inscrivez-vous gratuitement en cliquant sur "rejoindre et s'abonner" en haut à droite de cette page. Vous souhaitez vous aussi présenter vos activités et services sur ce site, réagir à un sujet d'actualité, présenter vos travaux ou partager votre témoignage ? Contactez-nous par mail à contact@catel.pro

Publication d'une synthèse sur la e-santé visuelle : 50 visions et témoignages issus de la Journée nationale de la Téléophtalmologie
La Journée Nationale de la Téléophtalmologie 2024, organisée le 13 septembre dernier à Rennes, a pris la forme d'un véritable laboratoire d'idées et de pratiques avec la contribution appréciée de nombreux experts et praticiens de la santé visuelle, réunis pour l'occasion. Le document de synthèse qui vous est proposé ci-dessous restitue la somme de visions collectées au travers des 50 témoignages qui ont ponctué cette journée de partage et de réflexions. Elle met en exergue les avancées, les défis et les perspectives de la e-santé visuelle en France en 2024. À travers ces 80 pages, vous pourrez explorer les dimensions médicales, techniques, organisationnelles et éthiques de ces innovations, révélant toute la diversité et la complexité rencontrée sur le terrain. Cette synthèse collective coordonnée par Catel propose en effet un panorama des usages et pratiques variées d'e-santé dans ce domaine : des usages pionniers de dépistage des rétinopathies diabétiques, aux usages les plus récents de robots semi-automatisés et de l'Intelligence Artificielle, en passant par les pratiques reposant sur les différents actes de télésanté (téléconsultation, téléconsultation assistée, téléexpertise, télésoin, télésurveillance médicale,...). Il s'agit donc d'une revue claire et documentée, présentant concrètement comment ces différentes organisations peuvent répondre aux besoins de santé visuelle, avec leurs atouts respectifs, en fonction des besoins de chaque patient, des situations rencontrées, et des caractéristiques des territoires (le bon acte, sur le bon lieu, au bon moment, pour le bon patient...). Les aspects organisationnels qui sous-tendent ces pratiques sont largement abordés dans le compte-rendu, avec un focus particulier sur l’articulation des compétences, les modalités de coopération médicale et les protocoles de travail en e-santé. Les discussions ont mis en avant la nécessité de bien structurer les rôles entre les différents professionnels concernés par ces pratiques, afin d'assurer au patient un parcours de soins fluide, sécurisé et accessible. Les protocoles présentés illustrent comment cette délégation peut être encadrée pour garantir la sécurité et l’efficacité des pratiques à distance. Leurs limites actuelles de déploiement ont été également évoquées et des attentes ont été exprimées pour les dépasser (mise à jour espérée du Protocole Muraine et son passage dans le droit commun, nationalisation du protocole Doré en EHPAD, protocolisation des usages en prison,... ). Les conditions de formation et de respect des champs de compétences des acteurs engagés ont fréquemment été évoquées, de même que la vigilance sur le respect de la réglementation et des "bonnes pratiques" identifiées. Les témoignages ont également souligné l’importance de partages de données efficaces et sécurisés, permettant d'assurer une continuité des soins et de renforcer la coordination interprofessionnelle. Les défis d' interopérabilité entre systèmes ont été largement discutés, mettant en avant la nécessité de plateformes compatibles pour fluidifier le parcours de soins. Sur ce volet en particulier, Jean-Marc Chevilley, directeur de projets à la Délégation ministérielle au Numérique en Santé, a présenté les avancées et les perspectives de M on Espace Santé dans le domaine de la santé visuelle. Il a souligné que cette espace numérique vise à centraliser et sécuriser les données de santé des patients, facilitant ainsi le partage d'informations entre professionnels de santé et améliorant la coordination des soins. Il a insisté sur la nécessité de stratégies numériques robustes pour garantir la sécurité et la confidentialité des données échangées, tout en promouvant une utilisation optimale des technologies numériques pour améliorer l'accès aux soins et la qualité de la prise en charge des patients. Dans cette synthèse figurent également des retours d'expérience sur les usages de l'Intelligence Artificielle et des robots au service des soins , actuellement et pour l'avenir. Ces technologies avancées offrent de nouvelles possibilités pour optimiser les diagnostics et élargir l’accès aux soins. Cette synthèse intègre toutefois des réflexions éthiques et des interrogations de fond soulevées par ces usages. Les intervenants ont souligné l’importance de maintenir une éthique médicale solide et de structurer des pratiques de télémédecine dans lesquelles l’IA et les robots sont utilisés comme soutiens complémentaires aux professionnels, sans remplacer leur jugement clinique. Ils ont également mis en garde contre les risques de biais dans les analyses si les algorithmes ne sont pas entraînés sur des données variées et représentatives, et contre la possible dépendance aux outils technologiques, qui pourrait déshumaniser la relation soignant-patient. Assurer la sécurité des données, le contrôle humain (ou "garantie humaine") et les conditions d’apprentissage des algorithmes est donc indispensable pour que ces technologies contribuent véritablement à des soins de qualité. Le document met enfin en évidence de nombreuses attentes et pistes d'amélioration possibles, pour un déploiement efficace et déontologique des usages d'e-santé. On notera en particulier les besoins : • d'améliorer / de simplifier le cadre de réglementation et de remboursemen t permettant afin de pérenniser ou d'étendre plus rapidement les bonnes pratiques et organisations, • de sensibiliser et former les professionnels massivement aux bonnes pratiques d'e-santé et de santé numérique, • d'accompagner les premiers pas des utilisateurs, • de maintenir une collaboration étroite et régulière entre médecins et auxiliaires engagé s dans ces pratiques, • de poursuivre la recherche, les expérimentations, les évaluations, les publications sur ce thème, en particulier sur les sujets nécessitant de construire des argumentaires fiables et des consensus solides au sein de l'écosystème de la santé visuelle, Ces conditions semblent importantes pour créer la confiance des différentes parties prenantes et les engager vers des pratiques efficaces, pérennes, sécurisées et véritablement au service des patients. Pour conclure, cette synthèse inspirante est une invitation à l’action pour les professionnels de santé et les décideurs. Il appelle aussi à la préservation de la sécurité et de la qualité des soins, avec un équilibre réfléchi entre innovation technologique et respect des besoins humains. En explorant ces innovations techniques et organisationnelles, il ouvre la voie à un développement responsable et équitable de la santé visuelle en France, invitant chaque acteur à contribuer activement à ce projet d'avenir. Pour aller plus loin : Retrouvez les présentations des intervenants à télécharger dans le document et sur les pages web dédiées à l'événement Découvrez le flyer de l'édition 2025 en préparation et contactez-nous pour en parler si vous souhaitez proposer un témoignage et/ou vous y associer. Suivez les actualités et publications de la Communauté Téléophtalmologie initiée et animée par Catel en créant gratuitement votre compte sur teleophtalmologie.info Vous avez une idée, un projet, besoin d'une mise en relation ou d'accompagnement, contactez Catel qui vous orientera en fonction de votre demande ( contact@catel.pro )

Journée nationale de la Téléophtalmologie : un succès, une synthèse et des perspectives
La Journée Nationale de la Téléophtalmologie organisée par le CHU de Rennes et le Catel a rencontré un véritable succès ! Cet événement, qui s'est tenu le 13 septembre 2024 au Couvent des Jacobins à Rennes, a rassemblé plus de 220 participants pluridisciplinaires – professionnels de santé, institutionnels, industriels, représentants de patients – dans le but de partager des connaissances et de débattre des enjeux futurs de la téléophtalmologie. Ils ont aimé : "La richesse et la diversité des conférences, l'enthousiasme et la générosité des intervenants, le haut niveau d'échanges." Une programmation riche et diversifiée La journée a été rythmée par 5 conférences inspirantes , des sessions de pitchs et des ateliers. Les présentations ont abordé des thèmes variés, montrant des retours d'expérience concrets sur la mise en œuvre de dispositifs sur les territoires, et des pistes d'innovation organisationnelles et techniques pour l'avenir. L’espace exposition comptant 27 stands a offert aux participants la possibilité de tester des outils et solutions, et d’échanger directement entre utilisateurs et fournisseurs. Des débats tournés vers l’avenir Les témoignages et débats ont permis d'aborder les questions réglementaires, éthiques, techniques et organisationnelles centrales pour le développement de la santé numérique et de la e-santé dans la filière visuelle. Des représentants du Ministère de la Santé et d'Agences Régionales de Santé, de l'Assurance Maladie et d'URPS, ont également été présents pour partager leurs stratégies et chantiers en cours, visant à faciliter les coopérations pluridisciplinaires dans un cadre sécurisé et dans le respect des bonnes pratiques médicales. Publication à venir : une synthèse de fond en préparation L'événement a permis de collecter un grand nombre de ressources utiles. Pour les mettre à disposition de tous, une synthèse de fond détaillée sera bientôt disponible. Un document qui devrait être utile pour les acteurs qui souhaitent développer leurs propres projets, approfondir leur connaissance de l'état de l'art et leur compréhension des enjeux de la téléophtalmologie. Pour être informé(e) de sa publication, vous pouvez vous enregistrer gratuitement sur le site teleophtalmologie.info . "C'était super formateur, brillant, bienveillant, confortable, chaleureux. Il faut préparer la suite !" Une prochaine édition en préparation L’engouement suscité par cette édition témoigne de l'intérêt croissant pour ce sujet. Les retours des participants ont été extrêmement positifs avec : 97 % des répondants satisfaits de l'événement, soulignant la qualité des intervenants , la richesse des échanges et la pertinence des thématiques abordées. 89 % des répondants ont indiqué que cette journée c'était avérée inspirante pour leurs activités. Cela confirme que cet événement répond à une véritable attente de la part des professionnels de santé, désireux d'échanger, de débattre et d'identifier les bonnes pratiques dans ce domaine. Une prochaine édition est donc en préparation pour 2025 , permettant de maintenir une dynamique dans cette communauté des acteurs engagés dans la e-santé visuelle, de suivre les progrès et actualités du domaine, et de poursuivre les débats qui nécessitent d'être approfondis. Nous remercions chaleureusement tous nos partenaires pour leur confiance et leur contribution à la Journée nationale de la Téléophtalmologie 2024. Grâce à leur engagement et leur collaboration, cet événement a rencontré un succès retentissant. Leur soutien a été essentiel pour favoriser les échanges autour des innovations en santé numérique et renforcer les liens entre les acteurs du domaine. Vous souhaitez devenir partenaire de la prochaine édition ? Nous pouvons construire avec vous le partenariat qui vous convient ! Contactez nous : contact@catel.pro Vous souhaitez être informé(e) de la publication de la synthèse en cours de préparation ? Inscrivez vous gratuitement sur teleophtalmologie.info !

